Livres

Présentations, commentaires et actualité à propos des travaux écrits et des ouvrages de l’auteur.


D’ores et déjà, les écrits édités peuvent être découverts, consultés et acquis sous forme de livres en se dirigeant vers les publications, sur le site www.lulu.com.


S’agissant de mener la guerre aux idées reçues, j’ai nommé les deux lignes éditoriales de mes ouvrages, pour l’une les « Essais thermonucléaires à ciel ouvert », après avoir longtemps philosophiquement œuvré en souterrain sur les omniprésentes violences auxquelles aboutissent de telles idées (voir mes billets de blog Non violence ? et En terrains minés), cherchant donc à les pulvériser, et pour l’autre le « Théâtre des opérations », faisant référence aux guerres de tranchées relationnelles d’où ressort, parfois, rarement, un vrai désir existentiel partagé ; parfois pas ! (voir Quatre couples sans barreur). Je devrais dire désir tout court, du reste, tant il est vrai que le monde, hormis les conflits de toutes sortes est – au contraire du désir partagé – rempli de fantasmes fusionnels qui bénéficient des plus importants capitaux, de la meilleure publicité, et bien sûr de la clientèle voulue (comme disait Léo Ferré à propos de la vente du désespoir).

Aux vérités qui dérangent, et la vérité des sentiments bouscule toujours plus ou moins, on préfère souvent les bonnes vieilles recettes qui ne se discutent plus, y compris et peut-être surtout lorsqu’elles sont recyclées sous un emballage « in » et contemporain. Toujours est-il qu’Essais à ciel ouvert et Théâtre des opérations me sont apparus comme les deux sillons principaux dans lesquels pouvaient germer et se développer mes travaux dans le champ de la violence, de l’angoisse et de la folie maintenues à l’abri de l’inconscient. Où il est donc question de reconquérir de la verticalité, passant des profondeurs vers une vraie élévation, dans un mouvement continu, et donc de briser les chaînes de la surface et de la superficie, le vernis du monde et des sentiments se repaissant de superficialité.

Sur le fond et sur la forme, je continue à réfléchir à l’écriture d’un livre qui ferait la synthèse aboutie et convaincante, déjà tentée (Nuit noire, nuit blanche), entre de vraies révélations philosophiques et de profondes réalités existentielles, un peu comme les physiciens s’essaient à la synthèse entre horizon céleste et monde microscopique. Ayant déjà mis la main sur la pierre philosophale (là où il n’y a du reste ni pierre, ni main !), je travaille à – comment dire ? – « comment dire », précisément, et comment relier ces prises de conscience, ces conquêtes sur l’inconscient.

Pour parler vrai, là où j’en suis, dire en racontant des histoires est pour moi toujours une épreuve ; on m’a raconté tellement d’histoires ! Mais dire sans histoire – en philosophe et au-delà de toute identification – est problématique d’un autre point de vue car, à les entendre, inaudible à beaucoup. Quant à ne raconter que des histoires, pour plus ou moins faire inconsciemment vibrer l’inconscient du lecteur en lui évitant soigneusement toute prise de conscience, ou plus simplement dit pour passer le temps, on est dedans ad nauseam (je l’évoque en « avant-première » de mon dernier recueil de nouvelles Trois adresses au singulier). Par ailleurs je sais que la philosophie vécue – y en a-t-il une autre ?, cela paraît exigeant, et qu’elle constitue un vrai travail ; on y découvre nombre de délices, aussi, quand on y plonge résolument. En rendre compte représente toutefois un défi, à chaque fois singulier. Je mentionne cet écueil dans la présentation de mon essai Comment éviter la question de la mort, et surtout pourquoi, un livre où il est question de l’évitement généralisé de cet événement et du refus concomitant de croire à la liberté, ainsi que de leur possible dépassement. Seulement voilà, malgré mon exorde, c’est un essai !

Peut-être une telle synthèse entre révélations philosophiques et parcours de vie – entre horizon cosmique et profondeurs abyssales – passe-t-elle par autre chose que les genres couramment rencontrés en littérature ; par « Autre chose », à explorer, en bon métaphysicien soucieux de la façon de dire, et donc en écrivain. Affaire à suivre.

*

Nota Bene : pour mes sources d’inspiration relatives aux savoirs scientifiques, aujourd’hui à l’honneur, et auxquels j’ai professionnellement collaboré pour ma modeste part dans les champs des sciences humaines et sociales, je dirai de façon non exhaustive que les chercheurs de la relativité générale et de la mécanique quantique, visant une grande synthèse, en particulier ceux qui en tirent réflexion sur l’homme, souvent des astrophysiciens du reste, m’apparaissent aujourd’hui philosophiquement plus pertinents que les spécialistes des sciences humaines qui n’ont de nos jours pas grand chose de nouveau à nous dire, dans certains cas en singeant les sciences de la nature d’une autre époque, enfermés dans le mythe d’une objectivité indépendante de l’observateur et du sujet – voir mes billets de blog Tout dépend du point de vue et L’automne à pas de loup. Durant ma carrière, je n’ai jamais eu l’occasion non plus d’être inspiré par de soi-disant chercheurs peu portés sur le travail d’enquête et qui se contentent de déverser leurs références théoriques en vase clos, pas davantage que par ceux qui préfèrent compiler des données en imaginant que la théorie est plus ou moins accessoire à ce qui serait une vérité des nombres en soi. Il n’est bien sûr pas question ici de certains « intellectuels » qui dégoisent de la plus abstruse et absconse manière, avec les obscurités de l’ignorance pour toute récompense.


 

—   A C T U A L I T E   —

  • Se trouve en ce moment en cours d’écriture un ouvrage qui aborde la thématique de la peur du désir, des mirages de l’existence, ainsi que de son auto-destruction que l’homme cherche à fuir en préparant la guerre, chaude ou froide. Un sujet sombre et sérieux, donc, mais qui pourra aussi lancer quelques pistes sur de possibles solutions aux sens philosophique, dramaturgique, anthropologique et existentiel du terme, et sous une forme qui se veut « autre chose » que les catégories canoniques reconnues en littérature.

Après des mois de travaux préparatoires depuis l’automne 2018, une première version a été écrite entre mai et novembre 2019. Elle demandera des développements ultérieurs pour trouver sa forme définitive après une période de gestation qui devrait durer le temps de réaliser le projet décrit ci-après.


  • Durant la seconde quinzaine de décembre 2019 a été mis en chantier un texte de voyage au bord d’un trou noir qui met en miroir les différentes dimensions de l’univers avec celles de l’âme humaine. Cet écrit, qui prendra vraisemblablement la dimension d’un livre, explore les confins et les profondeurs, les ombres et les lumières, les élans expansionnistes et les forces gravitationnelles qui mettent en tension la flèche thermodynamique et émotionnelle de l’espace-temps que nous recourbons jusqu’au cœur de nos trous les plus sombres et même au-delà, au travers de multiples singularités et rebondissements.

La première partie de l’année qui s’ouvre y est entièrement consacrée.

Et voilà !

Une première version achevée à mi avril, et celle, finale, à mi mai, le manuscrit a été envoyé à la fin du même mois à des éditeurs en France et en Italie.
En juin et juillet, quelques ajouts et corrections ont été apportés, pour aboutir en août à une version définitive du manuscrit.

Le titre en est
V O Y A G E   A U   B O R D   D ' U N   T R O U   N O I R
et le sous-titre
Expérience de pensée existentielle sur l'intime et le lointain,
où l'expérience de pensée se réfère à celle des physiciens théoriciens qui, à l'instar d'Einstein, imaginent d'abord puis déploient les diverses solutions de leurs équations avant toute observation empirique ou... existentielle, loin des constructions abstractionnistes de ceux qui ne sont aux prises avec aucune réalité, ni extérieure ni intérieure, flottant dans des éthers depuis longtemps révolus.

Il s'agit d'un OBJET TRES DENSE, PETIT ET CHAUD, qui devrait faire BANG pour qui s'y intéresse,
et qui est constitué de 57 courts chapitres disposés au long de VIII parties comportant une certaine symétrie que le lecteur attentif décèlera sans peine :
I et II — III — IV et V — VI — VII et VIII.

À suivre donc ...

Faisant suite à des réponses négatives ou en l’absence de réponses d’éditeurs institutionnels, je continue à m’affranchir de ce goulet d’étranglement avec une version indépendante de « Voyage au bord d’un trou noir », éditée en septembre et publiée en octobre 2020 sur Lulu Books.


  • Pendant cette période, l’un ou l’autre billet ou article sont publiés, notamment en fonction de l’actualité, dans le cadre de mon blog que j’ai à vrai dire plutôt décidé de mettre un peu en veilleuse.

De même, dans le cours de l’année 2020, Dazibaos et compléments aux autres pages – voir en particulier la page Ecriture – sont également publiés.