Le temps des cerises 🍒

Billets, articles, surtout, aussi deux ou trois avis, histoires et communiquĂ©, en voici une cinquantaine que j’ai publiĂ© ici en ayant, comme on dit, (presque) pas vu le temps passer. Plus largement, voilĂ  dĂ©jĂ  une annĂ©e que je dĂ©marrais ce site avec l’intention d’y dĂ©poser et d’y mettre au jour quelques plantes ou arbres Ă  faire pousser. Je ne suis pas sĂ»r de m’ĂȘtre bien rendu compte du travail d’entretien, tonte, plantage, taille et semis que les diverses pages d’une telle installation pouvaient impliquer. C’est en particulier le cas pour les soins apportĂ©s Ă  mon blog dont certains, je devrais dire certaines, n’ont semble-t-il pas encore trouvĂ© le mode d’emploi (Ă  l’accueil, c’est pourtant difficile de faire plus simple !). Peut-ĂȘtre faut-il seulement ĂȘtre un peu patient. AprĂšs tout, aller cueillir les pommes d’or du jardin des HespĂ©rides ne s’est pas fait en un jour, et entreprendre le voyage d’ExtrĂȘme Occident nĂ©cessite toujours quelque hardiesse, ou au moins du rĂ©pondant.

Concernant mon travail ici, j’estime jusque-lĂ  m’en ĂȘtre honnĂȘtement ou mĂȘme bien tirĂ© pour un jardinier qui n’a Ă©tĂ© professionnel, et payĂ© Ă  ce titre, que quelques Ă©tĂ©s de mon adolescence grĂące Ă  la bonne volontĂ© de feu Marcel Briant (dĂ©cĂ©dĂ© moins d’un an avant son fils Henri), qui m’avait employĂ© Ă  ce titre dans sa petite entreprise. C’est lĂ  que j’ai appris Ă  manier le sĂ©cateur qui me sert encore aujourd’hui, et pas seulement pour tailler ma barbe et ma plume.

Surtout, j’espĂšre que les lecteurs qui consacrent du temps Ă  mon jardinage philosophique et existentiel y prennent plaisir et agrĂ©ment. (Cela mĂȘme si, pour ce qui est de la fin des illusions sur l’intĂ©rĂȘt que peut susciter un homme qui parle de l’homme en lui Ă  d’autres hommes – c’est lĂ  l’objet de mes soins, mais c’est aussi valable pour les femmes j’espĂšre –, je crois ne le cĂ©der que de fort peu Ă  l’ami Montaigne. Je le dis d’autant plus volontiers que pour ce qui concerne le sens de l’existence et sa recherche, on pourrait dire sa philosophie, je l’apparenterai plutĂŽt Ă  ce que j’ai connu de la dĂ©mission paternelle qui m’a servi de repoussoir.) Mais entretenir l’espoir, ce dĂ©sir toujours en exil, ne coĂ»te Ă  vrai dire pas beaucoup.

La motivation et l’Ă©nergie pour reprendre mes propos Ă  la rentrĂ©e n’Ă©tant pour le moment pas remises en cause, je compte vous retrouver Ă  ce moment-lĂ  pour la poursuite de ceux-ci, sur certains des thĂšmes dĂ©jĂ  abordĂ©s et peut-ĂȘtre avec quelques idĂ©es nouvelles. AprĂšs, donc, le temps des cerises.

D’ici lĂ  je vous souhaite de bonnes lectures, de celles qu’on trouve dans les livres que les auteurs ont eu plaisir Ă  cultiver et que l’on a plaisir Ă  (dĂ©c)ouvrir.